portrait de Jean Louis Mercier
le troubadour des pyramides
Si vous rencontrez Jean-Louis Mercier et sa guitare. Arrêtez vous et écoutez. Le personnage est attachant,tant par son histoire que par la vision fondamentale philosophique qu'il retient de la vie. Ses mélodies et les paroles de ses chansons rappellent son parcours douloureux.
La vie n'a pas été un long fleuve tranquille pour ses jurassiens installés dans la cité des pyramides depuis trois ans. Mère danseuse des ballets du Népal,père chaudronnier qu'il n'a pas connu Jean-Louis est séparé des l'âge de 3 ans de sa mère et placé dans une ferme,où il travaille. Il ne sait ni lire ni écrire quand sa rencontre avec un prêtre vers 7 ans lui ouvrira les yeux
- l'homme soigne la myopie dont le jeune garçon est atteint
-puis lui ouvre les portes de l’éducation en lui permet de faire le séminaire jusqu’à l'âge de 16 ans.
Il y apprend à chanter, à composer et commence à écrire des paroles. Une formation de comptable lui permettra de trouver l'argent nécessaire au financement de ces études. Puis ce sera : les concerts, les cabarets, les bars, il est contrebassiste puis sa rencontre en 1970 avec Georges Brassens. Spécialisé il parvient à son souhait le plus cher, devenir éducateur, qu'il complétera par une formation de musicothérapie et de thérapie familiale.
Son souhait le plus cher est de pouvoir vivre de son art
Sa route a croisé celles des artistes de l'époque : Herbert Léonard, Michel Delpech, Hugues Aufray, Daniel Guichard ... et il parvient à réaliser son premier disque Les enfants du rêve. Jean Louis a eu un chemin exclusif, il est également sculpteur, danseur mondain, champion de France de marche athlétique (après s’être tiré d'un accident de voiture ) et a été médaillé du mérite et du dévouement français, ce dont il est très fier, après avoir sauvé une mère et son enfant de la noyade. Son souhait le plus cher est de pouvoir vivre de son art et de prouver que malgré les embûches qui ont parsemé son chemin, il continue à se laisser guider par son incroyable envie de vivre.
"Mon modèle reste Manitas de Plata, il a signé ma guitare, j'ai une relation fusionnelle avec lui et il est mon maître en matière de musique, je lui avoue un profond respect " explique Jean-Louis. Son goût de la musique l'a conduit à sillonner la France et il se considère comme un compagnon du tour de France. Le mythe de "la route" réapparaît d’ailleurs dans la dame blanche son dernier single "cette dame blanche qui disparaît et réapparaît , qui porte chance ou pour laquelle on a de la méfiance , c'est aussi le symbole de mes rencontres de la vie". Le travail de mémoire fait sur sa vie au travers de ses chansons donne à réfléchir, il est l'essence même de son art : "je reste inspiré par la philosophie hindouiste que m'a sans doute transmis ma mère qui était népalaise ."
Alors que les pastiches et contrefaçons de la chanson sont récurrents dans le paysage audiovisuel, Jean- Louis se démarque et ne manque jamais d'inspiration. il a des choses à dire et veut les communiquer avec sa voix. "Lorsque l'on me dit que j'ai une belle voix et que je doit chanter du Nougaro par exemple , cela ne me fait pas spécialement plaisir. A-t-on demandé à Nougaro de chanter du Trénet !"
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